Diamaguène – Appui financier à l’entreprenariat villageois

Présentation de l’initiative « Appui financier à l’entreprenariat villageois »


C’est quoi ce Fonds. Cette initiative consiste à constituer un Fonds d’au moins cinq millions de francs CFA (5 000 000 FCFA). Il est destiné à maximiser les niches de croissance des activités économiques locales, préalablement identifiées. Il s’agit d’appuyer, sous forme de prêts, les entrepreneurs locaux à renforcer leurs capacités d’exploitation et les performances économiques de leurs activités qui tournent autour de:


- l’agriculture,


- l’élevage (ovin, caprin, bovin, volaille),


- le petit commerce (dans le village ou dans les marchés hebdomadaires) des denrées alimentaires de base,


- la menuiserie de bois et métallique,


- le transport (chauffeur de taxis jakarta, calèches, voiture), 


- la mécanique,


- la maçonnerie,


- la petite transformation et la commercialisation des produits agroalimentaires, etc.


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En dehors de l’aspect financier, ce Fonds s’attache à ancrer un nouvel état d’esprit chez les villageois, à savoir l’auto-financement de leur développement. Le Mouvement d’Éveil et d ‘Action pour le Développement durable (MEAD) créé à Diamaguène en décembre 2016 est une organisation regroupant les jeunes et adultes, les femmes et hommes originaires du village de Diamaguène. Il a pour mission d’œuvrer pour la prospérité des habitants du village à travers l’éveil des consciences et la mise en pratique d’actions économiques, culturelles y compris religieuses, sanitaires, éducationnelles et sportives répondant aux besoins et préoccupations des villageois.


Le MEAD s’est fait une forte conviction qu’avec un peu plus d’organisation, une bonne partie du développement du village peut être financé par les villageois eux-mêmes. Il s’agit pour chaque villageois, de donner une contribution financière, dont le montant est laissé à sa discrétion. Ce sera un Fonds fondé sur les valeurs cardinales de la communauté d’entraide et de dignité. L’entraide est la valeur qui encourage chacun à faire don de soi pour aider l’autre ou pour les autres à réaliser son objectif. La dignité ici est envisagée comme la valeur qui motive la personne qui a été appuyée, à retourner l’appui qui lui a été fourni pour permettre à d’autres d’en bénéficier comme lui. C’est pourquoi, le crédo qui va gouverner ce Fonds est « Jiyanté ngor, Fayanté ngor ».


Le Fonds sera constitué grâce aux contributions, d’abord et avant tout, des résidents et ressortissants du village. Néanmoins, celles des amis de Diamaguène et de toute bonne volonté sera bienvenue.  Le Fond ainsi constitué sera donné en prêt à des acteurs locaux identifiés sur la base de critères objectifs préalablement convenus de tous. Le Fonds évoluera sous forme de « revolving fund », c’est à dire un Fonds sans intérêt qui sera continuellement ré-investi dans le village, de sorte que tous les acteurs et secteurs d’activités puissent être appuyés et développés.


Nous lancons un appel aux internautes a travers la plateforme Jaappale pour contribuer a financer notre Fonds d'appui au village de Diamaguene!


Pour toute information sur ce projet, contactez le MEAD a travers Mr Omar Mané au 77 355 0081.


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Les raisons de la création du Fonds


Les villageois, les exclus du système d’accès aux opportunités et ressources. Les communautés de base, constituées des populations villageoises et de celles des quartiers populaires des villes, sont les plus nombreuses. En revanche, depuis l’avènement des villes au Sénégal, les communautés villageoises en particulier ont toujours bénéficié le moins de l’accès aux opportunités et aux ressources. De surcroît, elles ont été les plus grandes victimes de crises multiformes (climatique, socio-politique, financière, économique…) qui ont ponctué l’histoire du Sénégal. Cette situation les a placées dans un état de déficit structurel et de dépendance permanente.


La pauvreté qui est plutôt rurale s’accentue. Les populations villageoises, en particulier les acteurs économiques villageois (exerçant les métiers non salariés) sont caractérisées par de faibles revenus et capacités financières. Cela est dû à plusieurs facteurs dont le déficit en qualité et en quantité de l’équipement et le caractère rudimentaire des techniques. A cela, s’ajoute la faible qualité des produits et une faible perspective de marché d’écoulement. Ce qui se traduit par une faible productivité du travail et des revenus y compris financiers. Cette pauvreté s’accentue avec l’augmentation des besoins croissants en raison de la croissance démographique et de l’apparition continue de nouveaux besoins.


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Des capacités locales d’investissement inexistantes. De défis supplémentaires voire nouveaux tels que le changement climatique, la dégradation des ressources naturelles et l’insécurité alimentaire obstruent les horizons de développement des communautés villageoises. Les acteurs peinent à couvrir à couvrir les besoins de base. Ce qui fait que les capacités d’investissement local préalable nécessaire à l’avènement de toute prospérité sont nulles. Ainsi, l’exploration des perspectives/horizons de développement, de prospérité n’est pas envisagé, à l’ordre du jour.


Une absence de mécanisme de financement adapté. Il n’existe pas un mécanisme de financement adapté au contexte villageois caractérisé par le caractère rudimentaire des équipements et techniques de production, la faible productivité du travail, les capacités financières basses, le caractère saisonnier des activités économiques. Les taux d’intérêt, les montants et les délais de remboursement imposés par les institutions locales de micro crédit sont prohibitifs et n’ont pas, jusque-là, permis de susciter des transformations économiques structurelles. Les communautés villageoises continuent de représenter la couche sociale la plus exclue du système d’accès au financement pour le développement. Le potentiel d’entreprenariat local est complètement étouffé.


Un dynamisme réel des acteurs malgré les obstacles. Beaucoup d’acteurs, en dépit de ces barrières continuent d’exercer leurs métiers,. Ils s’investissent avec les moyens rudimentaires pour gagner les revenus et faire face aux besoins de base. Si en saison pluvieuse l’agriculture et l’élevage sont les principales activités, la saison sèche voit certaines personnes retourner à leur métier alternatif pour éviter l’oisiveté pendant huit mois.


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Critères de sélection. S’agissant des critères, sans en être limité, les critères suivants permettront de sélectionner les bénéficiaires. Le Fonds va appuyer les personnes résidant au village (12 mois sur 12), exerçant avec sérieux un métier mais sont confrontés à un manque de moyens pour optimiser les revenus qu’elles peuvent tirer de leur métier. Les personnes bénéficiaires doivent être connues pour leur probité morale, surtout par rapport au fait de rembourser tout prêt qu’ils ont eu à contracter. La personne et le secteur de son métier doivent présenter un potentiel de développement intéressant, en cas d’appui. Le Fonds s’impose une démarche d’équité genre. Une discrimination positive en faveur des femmes sera faite.


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